Diapo, tsahal en action.


Jimmy Carter à la rencontre du hamas palestinien…

L’ex. Président, à 84ans, toujours en forme pour s’occuper du conflit du Moyen-Orient.

TROUVER LA PAIX, LA OU PERSONNE NE LA VOIT !

L’ex. président Jimmy Carter va à la rencontre de Khaled Méchaâl, le leader du Hamas palestinien. Visite entamée par Israël, ce dimanche 13 avril, dans une ambiance présidée par une totale désapprobation des israéliens et des américains. Alors que les européens se gardent dans un mutisme sur lequel plane des pressions des lobbys guerriers au détriment des populations palestiniennes vivant une double catastrophes : du pouvoir islamiste du Hamas et des incursions de Tsahal.


Malgré les levées de boucliers de divers horizons officiels d’Europe (union européenne et non distinctement des pays), d’Israël et de la Maison Blanche, avec de fortes pressions de ces deux derniers, l’ancien président Jimmy Carter, 84 ans, n’a pas cédé sur son désir de rencontrer à Damas en Syrie, Khaled Méchaâl vivant en exil, le leader du Hamas palestinien lors de son voyage entamé ce dimanche 13 avril.

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Il se déplace sous la bannière de la « Fondation-Carter » avec Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU au nom des “Sages”, le groupe créé en 2007 par Nelson Mandela qui réunit d’anciens dirigeants. Ces vétérans animés par un sens certain de l’équité, ont dans leur programme beaucoup de projets qu’ils n’ont pu terminer quand ils étaient en postes. Cette présence à ses côtés n’est pas citée par beaucoup de médias, à se demander à quoi rime cette omission ?

Arrivé la journée du dimanche en Israël, il a rencontré le chef d’Etat Shimon Pères et le père du soldat Gilad Shalit. Ce dernier, tient désormais à un échange de prisonniers, faute que Tsahal n’ait pu délivrer son fils après moult combats et dévastations au Liban, à Gaza et Cisjordanie. Le père a demandé de démarcher la libération du caporal. Le chef du Hamas a indiqué le 31 mars que le soldat, fait prisonnier les armes à la main, était vivant et se porte bien.

Avant d’entamer ses pourparlers, dans un entretien accordé à la télévision ABC, l’ancien président démocrate a déclaré “Il est très important que quelqu’un rencontre les dirigeants du Hamas pour exprimer ses vues, pour jauger s’ils peuvent faire preuve de souplesse, pour tenter de les convaincre de cesser toute attaque contre des civils innocents en Israël et de coopérer avec le Fatah en tant que groupe qui unit les Palestiniens”. Et il précisa “Je n’y vais pas en tant que médiateur ou comme négociateur… (…) … Mon engagement est de soutenir pleinement l’effort de paix qui est soutenu et endossé par le président (George W.) Bush et la secrétaire (d’Etat) Condoleezza Rice, ainsi que par les Israéliens et les Palestiniens…”

Depuis longtemps Mr. Carter avait entretenu et suivi une conduite originale pour l’ensemble du conflit du Moyen-Orient et israélo-palestinien, qui lui valu le prix Nobel de la paix en 2002. Il est aussi l’artisan, comme président américain ayant tracé l’architecture des accords de camp David, en 1979, qui ont débouché sur la paix que beaucoup d’observateurs ont soupçonné d’irréaliste et sans avenir, entre l’Egypte et Israël. Outre qu’il a publié un livre à l’intitulé évocateur, peu complaisant et accablant qui a suscité un tollé polémiste aux USA et en Israël alors que l’ouvrage est comme boycotté ou presque inconnu en Europe : «  Palestine : La paix pas l’apartheid Image hébergée par servimg.com ». Il est l’une des rares personnalités occidentales et même parmi dirigeants les arabes aussi, à défendre, comme et depuis le 8ème forum des droits de l’homme en Irlande, la reconnaissance des résultats des élections palestiniennes de janvier 2006 donnant 42% des voix au Hamas. Parmi aussi ses grandes œuvres « sages » son déplacement, en 2002, à Cuba pour s’entretenir avec Fidel Castro.

Avec ce nouveau périple d’une semaine, du 13 au 21 avril où il mène plus une “mission d’étude” l’ancien président américain visitera, outre Israël, la Cisjordanie, l’Egypte, la Syrie, l’Arabie saoudite et la Jordanie. Il apporte un cinglant revers au large boycott dont souffre le mouvement islamiste palestinien qui a repris le flambeau de la lutte armée après que feu Yasser Arafat, et son organisation le Fatah avec d’autres factions palestiniennes, se sont remises à l’évidence du travail diplomatique et confient la création d’un Etat palestinien à la négociation. Comme il met en échec l’immobilisme de la communauté internationale devant la situation de confrontation exacerbée, de part et d’autre, par le lancement de roquettes ou l’envoi de Kamikazes, côté Hamas, et les incursions expéditives de l’armée israélienne. La réunion d’Annapolis, fin 2007 aux Etats-Unis, suivie de la conférence des donateurs de Paris, sont désormais classées comme simples scénarii sans portée aucune.

Il a insisté mercredi dernier « Le Hamas mérite d’être reconnu par la communauté internationale, et en dépit de l’histoire militante du groupe, il existe une chance qu’il sera bientôt le socle dirigeant des palestiniens et pourrait se détourner de la violence ». Exprimant l’espoir que « le peuple de Palestine - qui souffrent déjà … sous l’occupation israélienne - ne souffrent parce qu’ils sont privés d’un droit à payer leurs enseignants, policiers, travailleurs sociaux, travailleurs de la santé et fournissent de la nourriture pour les personnes ». M. Carter a rappelé qu’il avait rencontré le Hamas à de nombreuses reprises et pour la dernière fois juste après les élections de janvier 2006.

Selon lui, les responsables du Hamas lui avaient alors indiqué pouvoir faire preuve « d’une certaine souplesse… (…) … J’ai l’intention de découvrir si c’est toujours ce qu’ils pensent… ».

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Après le salon, les verités sur le Boycott

Le boycott du salon du livre n’est pas strictement arabe, c’est-à-dire des peuples d’expression arabe. Il est plus largement suivi au niveau des pays musulmans. Mais aussi de rares français, anglais et même israéliens.

Le boycott du salon du livre tenu du 14 au 19 mars avec Israël en invité d’honneur, et qu’on attribue aux seuls pays arabes, regroupe aussi d’autres horizons. Certes rares dans une telle circonstance, même profondément épris de justice humaine et universelle. Cyniquement l‘organisateur de cette expo. qui coïncide avec le 60ème anniversaire de l’Etat israélien et inauguré par le chef d’Etat, le Syndicat National de l’Edition (SNE), a répondu à la démarche de dénonciation d’un pays s’adonnant à une colonisation, que c’est “la littérature israélienne” qui est invitée et non l’Etat d’Israël en tant que tel. Le concert des dates, anniversaire de la naissance de ce pays en dit long, hélas !

Affiche du salon.

En réalité nombreux acteurs surtout francophones, éditeurs et auteurs, du monde littéraire des pays musulmans suivent l’action du boycott, sans l’évidence qu’ils répondent tous et directement à l’appel de l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique) et son département « Science, Culture et Education ». Parmi lesquels aussi, et sans aucun paradoxe des arabes, quelques uns ont exprimé le désir de ne pas tenir-compte de cette action « ne pas pointer à la porte de Versailles », en assistant. Certains ont activé pleinement en signant leurs oeuvres et participé aux conférences. D’autres ont évité d’intervenir, avec qui a pour but intellectuel de dénoncer la spoliation du peuple palestinien de sa terre.

En effet on notera que 2 éditeurs français se positionnent en faveur du boycott. L’un d’une manière pleine et entière et l’autre parce que l’invitation des palestiniens en même temps qu’Israël a échoué.  Il convient de ne pas les citer, avant qu’on les prenne pour des antisémites et leur en faire encourrir des risques. Les intellectuels adepte du sionisme comme  Marek Haltersans surprise, s’est empressé de déclarer que c’est de l’antisémintisme. Et dont la rigueur intellectuelle tombe de son piédestal avec cette confusion écourtée, sionisme vaut droit à la colonisation.  

L’éditeur Eric Hazan dont la maison est « La Fabrique » qui publie avec prédilection des livres d’auteurs israéliens et juifs antisionistes, prévoit d’organiser des conférences, et de tracter, lors de l’événement.  Avec la participation de Amira Hass, journaliste et correspondante en Cisjordanie du quotidien « Ha’Aretz » connue pour ses positions propalestiniennes, de l’intellectuel progressiste Michel Warschawski et du journaliste Dominique Vidal, du « Monde diplomatique », il a porté sur la place du salon les injustices de l’Etat juif envers les palestiniens.

L’ambassadeur de l’entité sioniste, pour sa part, juge que le boycott « pénalise le public français ». Et la section française du congrès juif mondial voit que le mutisme « est entier des gens de lettres français » parce qu’ils n’ont pas jeté à la vindicte les boycotteurs et pris ouvertement position en faveur des tueries quotidiennes d’enfants palestiniens.

Contrairement à d’autres israéliens à probité intellectuelle dont Aaron Shabtai, poète de renom, il n’a pas marqué clairement de se positionner ainsi « Je ne pense pas qu’un Etat qui maintient une occupation, en commettant quotidiennement des crimes contre des civils, mérite d’être invité à quelque semaine culturelle que ce soit. Ceci est anticulturel ; c’est un acte barbare travesti de culture de façon cynique. Cela manifeste un soutien à Israël, et peut-être aussi à la France, qui appuie l’occupation. Et je ne veux pas, moi, y participer. »

Parmi les quarante écrivains israéliens, exclusivement d’expression hébraïque, un seul d’origine arabe Sayed Kashua dont la position reflète fidèlement la double obligation est soumis le juif arabe à travers sa déclaration : Oui. Boycotter ces tarés qui ne font que souffler sur les braises du racisme et du nationalisme dans leur pays. Le Salon du livre en France est une occasion en or pour les intellectuels éclairés de montrer leur mépris pour l’apartheid israélien.

Les rares écrivains et intellectuels israéliens partisans du boycott citons :

Benny Ziffer rédacteur en chef de « Ha’aretz » a déclaré : Tout écrivain israélien devrait, au fond de sa conscience, boycotter le Salon du Livre de Paris”

Illan Pappe, historien dont le dernier livre s’intitule Le Nettoyage ethnique de la Palestine [éd. Fayard].

Parmi les anglais John Berger http://www.europalestine.com/spip.php?article3010

Et enfin voici une à propos d’Albert Einstein http://www.qumsiyeh.org/ Traduction : MG pour ISM Dimanche 02 mars 2008, à propos de la fondation de l’Etat d’Israël.  

Livres de Kashua parus en français : Les Arabes dansent aussi (10/18) ;

Et il y eut un matin (l’Olivier, février 2006) paraît en poche au mois de mars (Points).

En hommage à l’œuvre de paix cette vidéo.

 

 

 

DERNIERE MINUTE

Cette vidéo a été rajoutée après publication de l’article.

L’incident enregitré au salon.

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